Saviez-vous qu’à l’échelle mondiale, environ quatre membres du personnel de la santé sur cinq sont des femmes? Le Réseau Avenir égalitaire souligne le travail de travailleuses de la santé au Canada.

Brintha Sivajohan est étudiante en médecine et stagiaire de recherche à l’Université Western. Elle est passionnée par la défense de l’égalité en matière de santé. Son travail est axé sur l’amélioration des soins maternels par le biais de collaborations avec divers centres d’un bout à l’autre du pays. Son intérêt envers le plaidoyer politique l’a amenée à faire un stage auprès d’un député pour contribuer au rétablissement de la pandémie. Elle a cofondé l’organisation à but non lucratif BIPOC Women’s Health Network, avec laquelle elle dirige plusieurs initiatives visant à amoindrir les disparités raciales en matière de résultats sanitaires et des projets de plaidoyer visant à améliorer l’accès aux soins en adoptant une optique intersectionnelle.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail? Si les Canadiennes et les Canadiens pouvaient comprendre une chose à propos de votre travail, de quoi s’agirait-il?

La pandémie a exacerbé plusieurs inégalités qui existaient déjà pour les communautés marginalisées et, de bien des façons, elle a renforcé les obstacles à l’accessibilité pour ces communautés. Pour rebâtir et s’engager de façon significative dans des projets de rétablissement, nous devons nous assurer que les voix de ces communautés sont au centre de nos conversations.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre vie personnelle?

La pandémie m’a appris à quel point nous sommes des êtres sociaux et m’a fait réfléchir à l’importance de la communauté. 

Vous êtes-vous fait vacciner? Si oui, qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris que vous alliez recevoir le vaccin? Sinon, comment l’attente affecte-t-elle votre santé mentale?

Je ne me suis pas encore fait vacciner, mais mon premier rendez-vous est pris! Ç’a été un grand soulagement de faire ma part pour protéger ma communauté. 

Avez-vous un conseil à donner aux étudiantes et étudiants pendant cette période?

Nous ne sommes pas tous et toutes dans le même bateau. La pandémie nous a touchés de façons différentes. Ne vous comparez pas aux autres et à leur façon de composer avec cette période étrange. Trouvez le bon rythme pour vous, nourrissez vos propres passions et définissez votre propre succès. 

La dernière année a été longue et difficile. Qu’est-ce qui vous motive? Avez-vous des histoires d’espoir à partager?

J’ai toujours été très près de ma famille, de mes amis et de mes chiens, mais cette année a plus que jamais souligné leur importance! Je me suis rendu compte que d’accorder la priorité à mon bien-être me permettait d’être une défenseuse beaucoup plus efficace, et mon système de soutien y a beaucoup contribué! Être la personne que mes chiens pensent que je suis m’a définitivement aidée à passer à travers cette année!

Previous
Femmes d’influence sur la scène locale : la mairesse Gale Katchur
Next
Les femmes en première ligne de la réponse à la COVID-19 au Canada : Afomia Gebre